Home vendredi 21 juillet  -  
     
 
 
Progetto F.En.a.Sé - Fair Enterprise au Sénégal
Progetto F.En.a.Sé - Fair Enterprise au Sénégal
Progetto F.En.a.Sé - Fair Enterprise au Sénégal
 
Le programme Plasepri Le projet FENASE et ses partenaires Caractéristiques pour l’accès au programme Formulaires Faire des affaires au Sénégal Le guide pour l’entrepreneur Points de contact Les liens utiles Votre projet

Faire des affaires au Sénégal

Le programme PLASEPRI constitue une plate-forme financière et d'assistance pour promouvoir le développement du secteur privé au Sénégal dans les régions à majeure immigration vers l'Italie, avec la participation directe de la communauté entrepreneuriale sénégalaise dans notre pays, afin de diriger les remises vers les investissements productifs dans le secteur privé de leur pays d'origine.

Point sur l'économie sénégalaise

L'économie sénégalaise actuelle compte surtout sur le secteur primaire (arachides, millet, maïs, coton, horticulture, élevage et pêche) et extractif (phosphates) tandis qu'au niveau de la transformation elle s'oriente surtout sur la production d'huile d'arachide et sur la chimie des phosphates. L'économie a eu une croissance élevée, en moyenne de 5% de 1995 à 2005 mais, en 2006 elle a subi un ralentissement à cause des coûts de l'électricité et des sources énergétiques, de la contraction du marché de l'industrie huilière et de l'industrie chimique des phosphates bloquée en 2006 pour huit mois. L'inefficacité du système juridique, la faible harmonisation des marchés régionaux, la persistance des barrières administratives au fonctionnement des entreprises, la mobilité dans la région de Dakar et les difficultés d'accès au crédit sont d'ultérieurs motifs de réduction des performances du secteur privé.

En ce qui concerne les indices de pauvreté, selon l'Human Development Rapport de l'UNDP, 17,0% de la population vit avec moins de 1$ par jour, 56,2% avec moins de 2$ par jour, alors que 33,4% est en dessous du seuil de pauvreté national. Dans le pays il y a de vastes zones de chômage qui poussent à l'émigration vers l'Europe et en particulier vers l'Italie où vit la plus grande communauté de sénégalais à l'étranger. Les régions d'où provient le flux le plus important d'émigration vers l'Italie sont celles de Louga et Diourbel.

Afin de créer occupation et richesse, le Gouvernement sénégalais a promu une stratégie de croissance accélérée qui, dans le cadre du secteur privé, pousse à la valorisation de cinq secteurs: agriculture, pêche, textile pour habillement, tourisme et télécommunications.

Dans le cadre du secteur financier, dans le domaine de la microfinance, environ 800 caisses mutuelles d'épargne et de crédit sont opérantes. Trois réseaux principaux de caisses (ACEP, CMS e PAMECAS) détiennent 80% du marché tandis que quatre autres réseaux, définis émergents, sont en train de se développer dans la gestion de la part restante. Le domaine de la microfinance est réglé par la loi n. 95-03 appelée Parmec, valable dans toute la région UEMOA. La microfinance sénégalaise est désormais en mesure de faciliter la demande de crédit à partir du crédit solidaire, c'est-à dire les crédits plus petits destinés à la consommation ou à des micro-initiatives pour la production de revenus, jusqu'à des crédits d'environ 45.000 euros dans certains guichets, pour les PME créées plus récemment.

En ce qui concerne le système bancaire, il est composé de treize banques, en majorité étrangères, il est caractérisé par des taux d'intérêts compris entre 7% (première échéance) et 12%-14% commercial avec une durée de prêt allant en moyenne jusqu'à trois ans. Dans le secteur primaire le CNCAS (Caisse Nationale de Crédit Agricole), destine des lignes de crédit tant pour financer les seules saisons productives que pour les investissements avec un taux d'intérêt de 7,5% pour l'entreprise bénéficiaire, sauf une subvention de 5% de l'État à la banque. Cette même banque destine aussi d'autres lignes dans le secteur primaire, à 9,5% (dont 3% de commissions) sur les fonds assignés par le Gouvernement chinois et à 10% ou plus sur des fonds assignés par la Banque Africaine de Développement au FPE en présence d'un fonds de garantie avec une couverture à 70%. La période de grâce ne dépasse pas l'année et la restitution advient au plus tard dans les trois ans.

Les plus grandes banques sont à capital français, dont deux contrôlent deux tiers de tous les dépôts. Le gouvernement détient 25% de participations dans sept banques. Le système souffre de liquidité excessive en concentrant le crédit sur peu de sujets, cela à cause des difficultés d'évaluation du risque des PME et de la structure peu formelle de ces dernières au niveau de la comptabilité, du bilan et plus généralement de l'organisation. Le niveau des non-performing loans est en moyenne de 16%, 25% dans le secteur primaire à cause également de la forte dépendance de la pluviométrie erratique.

Malgré la croissante demande de crédits et de temps de restitution plus longs, il y a une limite d'offre tant de la part de la microfinance basée sur l'économie à court terme, que de la part du circuit bancaire traditionnel qui n'est pas toujours en mesure d'évaluer le risque des petites entreprises et qui demande donc des garanties qui ne sont pas à leur portée. Il y a donc un grand intérêt pour les développements dans le secteur défini de la mésofinance et pour l'assistance technique correspondante.

 
 
© 2017 Progetto F.En.a.Sé - Fair Enterprise au Sénégal -  notes légales